L'info produit : Entretien avec Fabrice HERSENT, Adhérent E.Leclerc à St Junien (87) et Président des MDD alimentaires. E.LECLERC.

Propos recueillis par Olivier Collet pour « Passerelle », la Lettre de la relation PME-Distribution publiée par la FEEF.

Quelle est votre politique sur la transparence étiquetage produits ?

Fabrice Hersent : Marque Repère a toujours fait de l’information aux consommateurs une priorité. A ce titre, 10 ans avant l’obligation réglementaire, nous affichions déjà sur les emballages Marque Repère les données nutritionnelles détaillées de nos produits. Autre exemple : bien avant l’adoption du Nutri-Score, nous avions déjà lancé notre propre indicateur nutritionnel (le Nutrimark), que nous avons depuis abandonné au profit du Nutri-Score. Ce dernier est désormais accessible sur nos 6 000 références alimentaires Marque Repère et Nos Régions ont du Talent, mais aussi sur notre gamme premier prix Eco+.

L’enseigne E.Leclerc va même au-delà puisque nous sommes la seule MDD à indiquer aussi l’origine des ingrédients principaux et le lieu de fabrication sur tous nos produits alimentaires. Cette action volontariste, intitulée « Savoir d’achat », s’inscrit dans une démarche globale en faveur d’une meilleure information du consommateur et vient compléter notre combat historique du «Pouvoir d’Achat».

Quels sont les « SCORES » que vous êtes en mesure d’afficher ? Comment vous sourcez-vous pour chacun d’eux ?

FH : Marque Repère est ouverte à toutes propositions qui permettent de délivrer une meilleure information aux consommateurs. Concernant l’Eco-Score, nous suivons de près les avancées de l’expérimentation coordonnée par l’ADEME.

Un dispositif harmonisé est nécessaire pour éviter une confusion chez les consommateurs qui exigent à juste titre de la transparence et de la lisibilité sur ce sujet très complexe. Un affichage environnemental impliquera de démultiplier l’information sur les emballages, il faudra s’assurer de trouver la bonne lisibilité pour le consommateur sur le produit.

Les 15 engagements pris par Marque Repère permettent d’améliorer l’impact environnemental de nos produits et nous concentrons nos efforts sur ce point en attendant que les recommandations scientifiques et politiques soient prises.

Au-delà de l’intégration des labels, comment expliquez-vous leur signification aux consommateurs et par quel canal ?

FH : Nous adoptons un label lorsque son intérêt pour le consommateur est démontré et que sa notoriété et sa bonne compréhension sont acquises. L’apposer sur nos nombreuses références contribue à amplifier sa notoriété, en revanche notre rôle est moins d’en faire la pédagogie.

Quelles sont vos attentes envers les PME ?

FH : Marque Repère travaille toute l’année avec près de 400 PME françaises. Nous souhaitons développer des relations pérennes avec nos fournisseurs : d’ailleurs, près de 90% de nos fabricants d’il y a 10 ans travaillent encore avec la Scamark aujourd’hui.
Nous échangeons régulièrement avec eux pour remplir les engagements de consommation responsable de l’enseigne plébiscités par nos clients.

Sur les produits transformés, nous essayons d’inclure le maximum de PME françaises dans nos développements. Nous sommes dans ce cas-là sur des contrats longs pour mettre en place des partenariats long-terme et des engagements de progrès réciproques, que nous visons régulièrement.

Sur les filières agricoles, nous accompagnons nos partenaires fabricants dans le temps en donnant le maximum de visibilité sur nos besoins volumes, avec des contrats long-terme à 3 ou 5 ans, des plans de progrès et des indexations pour tenir compte de l’évolution des marchés. Nous partageons régulièrement ces éléments.

Nous organisons des journées de rencontres avec la FEEF et avons également mis en place des procédures de développement allégées afin de faciliter nos échanges avec les PME françaises.

Interview extrait de Passerelle. La lettre de la relation PME-Enseigne, Mars 2022. Publiée par la FEEF.